Vers une protection des tortues

Bien que les tortues marines bénéficient de protection par des conventions internationales, le braconnage sévit fortement au nord de la Grande-Comore avec le commerce des oeufs et de la viande. Des mesures de conservation sont mises en place avec les populations locales.

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La SCS, active dans la protection des océans et de la faune marine depuis 1997,  lance dans l’urgence une opération visant à éviter l’extermination annoncée des tortues vertes des Comores et assurer leur survie.

Un grand massacre de tortues vertes est actuellement en cours dans l’archipel des Comores, principal lieu de reproduction de cette espèce dans l’océan Indien. Par ignorance ou par cupidité, un grand nombre de tortues marines est actuellement massacré, pour finir dans l’assiette de certains consommateurs à la recherche de mets raffinés ou prétendument aphrodisiaques.

La tortue verte (Chelonia mydas) est la plus grande des tortues marines à carapace dure, pesant entre 110 et 130 kg. Elle effectue des migrations de plus de 3′000 km entre son lieu de ponte et son aire d’alimentation.

Les tortues marines sont parmi les espèces animales les plus menacées d’extinction dans le monde. Sur 7 espèces connues, 6 sont classées selon l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) dans les catégories “En danger” ou “En danger critique“.

La SCS a d’ores et déjà commencé la mise en place d’un plan de sauvetages en trois étapes :

1)  une campagne de sensibilisation auprès des autorités comoriennes, des villageois concernés et des enfants des écoles de l’archipel, ainsi que la création d’un centre d’information ;

2)  la mise sur pied d’un écotourisme respectueux de l’environnement, afin d’assurer des revenus de substitution aux pêcheurs qui tuent ces tortues pour assurer leur subsistance et celle de leur famille ;

3)  la formation, à terme, d’éco-gardes rémunérés pour surveiller et protéger les lieux de pontes et les sites les plus menacés.