Cache-cache à l'eau

Etude du cachalot des Iles Mascareignes
Poursuivant un projet déjà financé par la Fondation, GLOBICE cherche à améliorer les connaissances sur les cachalots autour des îles Mascareignes (Maurice, Réunion, Rodrigues), un lieu très fréquenté par cette espèce, pour travailler à leur protection.

Protection
La Réunion
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Le + : les îles Mascareignes : une zone sanctuaire, mais peu de mesures de suivi voire de conservation

Ce projet est consacré au cachalot : ce cétacé qui devrait être bien repérable (il mesure 11 à 18 mètres et pèse 20 à 50 tonnes) est pourtant très difficile à étudier, donc peu connu, car il se cache bien ! Il passe en effet la plupart de son temps en plongée, jusqu'à 3 000 mètres de profondeur... Fréquentant tous les océans du monde, il est cependant une espèce emblématique de l'Océan Indien, où il a été longtemps chassé. Il est considéré comme vulnérable par L'UICN. En 1979, suite à une initiative seychelloise, l'ensemble de l'Océan Indien a été décrété "sanctuaire baleinier" par la commission balainière internationale.

Une première étude menée par GLOBICE a démontré une forte fréquentation des eaux de l'ïle Maurice par les cachalots. L'objectif de ce projet est d‘approfondir les connaissances sur l'espèce en observant les populations évoluant autour des îles Mascareignes : collecter et étudier des données de fréquence et de répartition et confirmer que Maurice est une zone importante de sédentarité des mères et de leurs petits... Bref, où il ferait bon vivre...
L'étude passe notamment par quatre missions en bateau au large del'île ainsi qu'autour de la Réunion, avec des méthodes de prospection acoustiques et visuelles. Les résultats de cette étude seront diffusés à travers la publication d'articles scientifiques.

Créée en 2001, GLOBICE regroupe des personnes passionnées par la mer et les cétacés. L'association commence alors une première collecte de données régulière sur les cétacés de La Réunion. Cette île offre une grande biodiversité de cétacés et bien que de nombreuses espèces y soient présentes toute l’année, elles n'avaient fait l’objet que de peu d’études jusqu'alors. L'objectif est d'améliorer la connaissance sur ces espèces afin de développer des programmes de conservation adaptés.