Le + : la création d'un partenariat fort entre les clubs français et les clubs africains autour d'un projet très complet.
Y aura-t-il encore des arbres en Afrique dans 50 ans ? Des savanes, des forêts tropicales, des mangroves ? Le "couvert forestier" est mis en péril par l'augmentation très rapide de la demande en bois de feu en milieu urbain et celle de la demande en terres agricoles. Il faut impérativement sensibiliser la population africaine à une gestion durable de ses arbres. Mais avec une autre approche qu'en Europe, où protéger la nature peut être une fin en soi ; en Afrique, l'approche de sensibilisation doit être orientée « ressources » : les arbres servent à la construction, à la cuisson des aliments à la pharmacopée, ils offrent aussi une ombre vitale aux hommes et aux cultures. Le rapport homme et nature est resté très concret.
Après sa première phase d'édition de documents pédagogiques, soutenue par la Fondation fin 2008, « L'Arbre à palabres » a pris une dimension nouvelle en 2010 (année internationale de la forêt), avec des initiatives locales des clubs africains. La phase II comprend des outils d'éducation mis à disposition des clubs. Elle prévoit également de proposer aux populations de les former à la création de pépinières et au reboisement, ainsi que la création de pépinières pilotes et un chantier-école de restauration écologique. Au-delà, le projet favorise les échanges entre les clubs d'Afrique de l'Ouest.
Sur la base de ce projet, la Fondation et la FCPN travaillent depuis 2011 à la mise en place d'un partenariat durable.
La FCPN est une association loi de 1901 d'éducation populaire à la nature. C'est avant tout une fédération francophone au service de centaines de clubs nature CPN en France et en Afrique. Ces clubs (les premiers sont nés en 1972) constitués d'enfants, d'ados, de jeunes qui s"intéressent à la nature CPN ; ils sont les enfants de "La Hulotte", journal naturaliste conciliant humour et rigueur scientifique.