Le bilan édition 2014
Le bilan édition 2014
Une sélection des actions soutenues en 2013 en version électronique.

Une autre biodiversité
Une autre biodiversité
Découvrez le partenariat avec les éditions Delachaux et Niestlé sur la préservation de la biodiversité domestique.

Pouyo et les oiseaux
Pouyo et les oiseaux
Un petit ornithologue en herbe pour promouvoir et sensibiliser les enfants au monde des oiseaux.

Notre action


Vous faire vivre notre aventure et partager le fruit de notre expérience


Pour notre anniversaire, nous avons voulu présenter quelques-unes des grandes causes soutenues par la Fondation depuis sa création, c’est-à-dire des thématiques que nous avons vues revenir de façon récurrente ou qui ont fait l’objet d’un nombre très élevé de projets. Comme la tortue, les rapaces, les éléphants et la biodiversité cultivée et ordinaire : des thèmes que je vous invite à découvrir.

Les grandes causes ne reçoivent pas toutes le même écho. Le hamster d’Alsace, par exemple, sera probablement le prochain mammifère à disparaître en France et peu se sont mobilisés malgré les efforts réitérés de la Fondation… Mais une grande cause ne se décrète pas, elle est liée à une prise de conscience générale à un instant donné !

Bien sûr, en matière de protection de la nature, nombreuses sont les causes qui mériteraient d’être soutenues et heureusement, la protection de l’habitat d’une espèce phare est souvent profitable à d’autres moins connues mais toutes aussi menacées.

Et
tant que les hommes seront encore capables d’être touchés par les grandes causes environnementales, nous faisons le pari qu’ils seront aussi prêts à se mobiliser. Dès lors, l’espoir demeure !

David Sève,
Directeur de la Fondation Nature & Découvertes



>> Quelques grandes causes défendues par la Fondation



 
Les rapaces

Les rapaces ont mauvaise presse. Longtemps considérés comme maléfiques ou malfaisants, chassés, empoisonnés, beaucoup ont été décimés, sans compter l’abandon du pastoralisme, qui a précipité leur régression. À tel point que, depuis 1976, toutes les espèces de rapaces sont protégées en France.



Le vautour

Nécrophage, le vautour se nourrit uniquement de cadavres : il ne tue donc pas. L’utilité écologique de cet “oiseau de mauvaise augure” est incontestable. Équarisseur naturel, il consomme rapidement les cadavres d’animaux, ce qui limite la propagation des maladies ainsi que la pollution des nappes phréatiques et permet aux agriculteurs d’économiser le recours à un équarisseur professionnel. 

 

>> Qu’en est-il en France aujourd’hui ?

Le gypaète barbu, menacé hier d’extinction en Europe, bénéficie d’un ambitieux et profitable plan de restauration, nous permettant d’envisager son avenir avec un certain optimisme. Mais certains rapaces sont au bord de l’extinction, comme l’aigle de Bonelli (le rapace le plus menacé de France) : si sa population semble aujourd’hui stabilisée, grâce aux efforts pérennes d’associations, on ne compte même pas 30 couples en France. D’autres espèces, communes il y a 50 ans, sont également localement menacées, comme la chouette chevêche dont les habitats sont largement impactés par l’homme ou l’effraie des clochers souvent victime de collision routière. D’autres, enfin, réapparaissent tout juste grâce à l’action de l’homme, dans certaines contrées d’où elles avaient été éradiquées : le vautour moine, le plus grand des rapaces diurnes d’Europe, avait totalement disparu de France au début du XXe siècle.

 

>> Que faut-il faire ?

Pour favoriser la reproduction du vautour fauve, les frères Terrasse ont eu l’idée de le réintroduire dans les Cévennes et d’attirer ainsi les populations d’Espagne ; il resterait à recréer le lien avec celles des Balkans,mais ce projet tient du fantasme le plus optimiste. Les projets de sauvegarde consistent à installer des volières où sont accueillis des oiseaux blessés venus d’Espagne ainsi que les jeunes vautours, à aménager des sites de nidification pour cantonner les oiseaux, à les protéger des intrusions humaines et à sensibiliser le grand public à sa cause. La bonne nouvelle ? La réintroduction d’une espèce de vautour favorise le retour d’autres espèces. Les grands corbeaux et les aigles royaux, par exemple, s’invitent au festin à l’heure de la curée…

  

>> Les projets soutenus par la Fondation

La Fondation soutient dans leur démarche les acteurs de terrain qui protègent ici les busards ou les nocturnes de la plaine, là les rapaces forestiers de la forêt d’Orléans ou de Dordogne ou encore les petites chouettes de montagne et les supers prédateurs que sont les aigles royaux et de Bonelli ou le grand duc… Elle soutient aussi depuis 16 ans les projets de réintroduction et de protection des vautours qui se multiplient dans la région des Grands Causses, des Baronnies, du Verdon. Et devinez ? Des échanges avec les populations de l’est de l’Europe se concrétisent pour le plus grand bonheur des protecteurs !

 

  Les éléphants

L’éléphant est le plus gros animal terrestre de la planète. Respect. Pourtant, il est sévèrement menacé d’extinction depuis les années 60. La Fondation ayant vocation à intervenir en zone francophone, elle soutient en priorité les projets initiés en Afrique de l’Ouest.
 

>> Qu’en est-il en Afrique aujourd’hui ?

Malgré l’interdiction du commerce de l’ivoire depuis 1987 (à quelques déplorables subtilités près), l’éléphant reste la cible des trafiquants d’ivoire, mais il est plus encore menacé par les conflits de territoire qui l’opposent aux populations. En effet, sous la pression démographique, les zones d’habitation et cultivées viennent empiéter sur les territoires du pachyderme, qui piétine les cultures sur ses routes migratoires. Dépossédé de son territoire par les hommes, il est tué pour les ravages qu’il y cause… L’homme est également à l’origine directe ou indirecte des autres menaces pesant sur l’éléphant : le changement climatique et le défrichement en Afrique, qui font fortement régresser la savane arborée.

 

>> Évolution des populations d'éléphants en Afrique de l'Ouest

1930
> 5 millions d’éléphants sur Terre

1970
> Environ deux millions
d’éléphants

2008
> Quelques centaines de milliers d'
éléphants
dont 400 à 500 000 en Afrique et moins de 10 000 en Afrique de l’Ouest.

 

>> Dates clés

1989
> Après des luttes acharnées, l’éléphant est classé en annexe I de la CITES (espèces menacées d’extinction) : le commerce de l’ivoire est interdit, le braconnage régresse fortement.

1997
> Déclassement de l’éléphant en annexe II (espèces vulnérables) pour permettre la reprise partielle du commerce de l’ivoire sur trois pays exportateurs (Botswana, Zimbabwe, Namibie) et un importateur (Japon).

2007
> Un moratoire sur le commerce est adopté pour 9 ans, mais les stocks acquis au 1er janvier 2007 peuvent être vendus. Conséquence : le braconnage se poursuit.

2010
> La prochaine CITES. Il faut poursuivre le soutien matériel qui renforce le travail des pays agissant en faveur des éléphants.

>> Que faut-il faire ?

Dans les pays qui protègent les éléphants, le braconnage a fortement diminué : il faut donc continuer à œuvrer pour un renforcement de la protection (réintégration en annexe I). Il faut également inciter les gouvernements et les populations locales à travailler ensemble, pour développer un éco-tourisme profitable à celles-ci et leur donner ainsi les moyens de modifier l’implantation des zones cultivées. Il faut enfin recréer les principaux corridors écologiques africains, comme celui qui traversait le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo, pour favoriser la reproduction en rompant l’isolement des noyaux de populations menacés par la consanguinité.  

En Afrique de l’Est et du Sud, où l’éléphant est bien abrité dans des parcs à vocation touristique, sa population est plutôt conséquente, à tel point que certains envisagent de remettre en cause son statut d’espèce protégée. C’est là que réside la principale menace.

 

>> Les projets soutenus par la Fondation

> Association “Des éléphants et des hommes”

> Association “Mille traces”

 

  La biodiversité

Nous sommes tous interpellés quand l’extinction menace l’ours polaire. Mais la biodiversité “de proximité” est aussi en danger. Qu’elle soit cultivée ou ordinaire, elle mérite toute notre attention, car elle participe grandement à nous fournir un lieu de vie de qualité.


>> Qu’en est-il de la biodiversité cultivée en France aujourd’hui ?

Nombreuses sont les conséquences de la modernisation de notre agriculture depuis les années d’après-guerre où le monde paysan devait nourrir la France. Mécanisation, remembrement, perte de variétés locales au profit d’hybrides aux meilleurs rendements, assèchement des zones humides, utilisation de produits chimiques pour compenser l’appauvrissement du sol, cultures très gourmandes en eau. Résultat, en 50 ans, 80% des zones humides ont disparu. La France est devenu le 1er consommateur européen de pesticides. Et les insecticides tuent chaque année des dizaines de milliards d’insectes pollinisateurs. Il est temps, pour la faune comme pour l’homme, de penser plus durable et de cultiver son champ comme on “cultive son jardin” !


>> Que faut-il faire ?

Les pratiques agricoles peuvent intégrer les enjeux écologiques. La Fondation a soutenu de nombreux projets qui cherchent à :

Sensibiliser les agriculteurs à une gestion qui préserve les milieux et les espèces (guide technique, fiches “biodiversité”, accompagnement par des associations) ;

Favoriser les échanges de semences, la sauvegarde et la diffusion des variétés anciennes. Ces variétés qui ont traversé les siècles sont bien armées pour résister aux changements climatiques. Utilisées à bon escient, elles obtiennent sans “tuteurs chimiques” des rendements très corrects ;

Accompagner les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui préservent la biodiversité sur leur exploitation.

>> Qu’en est-il de la biodiversité ordinaire en France aujourd’hui ?

Nos jardins, nos parcs, nos forêts, nos mers sont autant de lieux formidables à explorer avec nos enfants. Ils y tissent un rapport à la nature qui déterminera leurs comportements futurs. Cependant, nous avons tous constaté la raréfaction des papillons ou des abeilles, des mares, des prairies ou des vergers et de leurs hôtes. Que voulons-nous laisser à nos enfants pour qu’ils continuent à être émerveillés par la nature ?

>> Que faut-il faire ?

Faire (re-)découvrir la nature aux enfants, en passant par un contact direct avec celle-ci, d’où l’intitulé du dernier appel à projets de la Fondation : “La planète, la nature, et… moi !”. Les associations, par leurs initiatives concrètes, nous apprennent à protéger cette nature qui passe souvent inaperçue, mobilisant ainsi petits et grands !