Le bilan édition 2014
Le bilan édition 2014
Une sélection des actions soutenues en 2013 en version électronique.

Une autre biodiversité
Une autre biodiversité
Découvrez le partenariat avec les éditions Delachaux et Niestlé sur la préservation de la biodiversité domestique.

Pouyo et les oiseaux
Pouyo et les oiseaux
Un petit ornithologue en herbe pour promouvoir et sensibiliser les enfants au monde des oiseaux.

S'engager


Et moi, qu'est-ce que je peux faire pour la biodiversité ?

Cela semble une évidence, mais pourtant nous oublions parfois que ce que nous faisons de notre planète, et ce qu’elle va devenir, nous concerne tous ! L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et la presque totalité des objets, matériaux, aliments que nous utilisons et consommons ne sont pas des ressources inépuisables et proviennent de la nature qui nous entoure.

À terme, la perte de biodiversité que les scientifiques nous décrivent, et qui s’accentue, aura une influence considérable sur nos modes de vie. Cependant, il n’y a aucune fatalité et nous pouvons tous faire quelque chose pour y remédier. Chacun peut participer à la préservation de la biodiversité : un peu, beaucoup, passionnément ; à chacun de trouver la formule qui lui correspond le mieux et de le faire avec goût et conviction !



>> Une première étape : Prendre conscience

Pour préserver la biodiversité, il suffit de comprendre qu’un changement dans les comportements quotidiens de tous et surtout de chacun, selon notre personnalité, notre souhait, et nos possibilités sont nécessaires. Toutes les actions, petites ou grandes, sont importantes : des gestes quotidiens, un engagement sur des actions locales de proximité, le partage de nos convictions avec des proches, le soutien par un don, etc. Prendre conscience est une étape nécessaire pour aller vers un changement dans nos pratiques et nos modes de consommation quotidiens.


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>> Les étapes suivantes : Agir !
 

Faites passer le message

Nous profitons tous des bienfaits, services et matières premières fournies (gratuitement) par la biodiversité dont nous sommes les premiers consommateurs. Pourtant, beaucoup n’ont pas encore pris conscience de l’urgence d’agir pour lutter contre la rupture des grands équilibres naturels et la perte de biodiversité. C’est pourquoi il est primordial d’en parler autour de nous. Chaque geste pour réduire notre impact écologique compte comme en témoigne ce conte philosophique de Pierre Rabhi.


La petite histoire du colibri

Alors qu’un gigantesque incendie ravage la forêt amazonienne, les animaux assistent impuissants à la progression inexorable des flammes. Seul un minuscule colibri s’active. Il plonge dans la rivière, recueille une goutte d’eau dans son bec, va la jeter sur le brasier et recommence inlassablement.? « Colibri, tu sais que tu ne peux rien tout seul contre cet incendie, la goutte que tu jettes dans les flammes n’a aucune chance de l’éteindre ! » lui disent d’un air moqueur les autres animaux de la forêt. « Je sais », répond le colibri, « mais je fais ma part ».


La biodiversité a besoin de tous les colibris. Diffuser l’information, discuter, échanger, partager son expérience et faire sa part, notamment pour montrer l’exemple, sert à sensibiliser les autres et bien souvent les rallier à la cause. Vous êtes le meilleur ambassadeur pour démontrer à vos proches qu’agir en colibri, c’est non seulement important, mais également très enrichissant pour tous.


Adhérer à une association de protection de la nature

Le réseau associatif joue en France un rôle de veille indispensable pour la protection de la nature. Les nombreuses associations existantes mènent des actions variées et complémentaires à toutes les échelles. Certaines informent, sensibilisent, diffusent la connaissance. D’autres mènent des actions de mobilisation politique, participent aux discussions internationales lors d’échéance planétaires. Enfin, d'autres agissent directement sur le terrain, pour la préservation de la biodiversité. Le choix est vaste, vous ne pourrez que trouver une association dont vous partagez les convictions. Soutenir une association, c’est contribuer à sa légitimité et à sa reconnaissance, l’aider financièrement c’est lui donner les moyens d’agir.


Participer aux suivis de la biodiversité

De nombreux suivis de la biodiversité sont mis en place par des scientifiques heureux de pouvoir récolter les données d'observation du plus grand nombre. L'un des plus connus de ces suivis est l'Observatoire des Papillons des Jardins, mis en place par le Muséum national d'Histoire naturelle en collaboration avec l'association Noé Conservation mais il n'est pas le seul !

Le SPIPOLL (Suivi photographique des insectes pollinisateurs) également lancé par le Muséum, en collaboration avec l'Opie, présente parmi ses partenaires principaux la Fondation Nature et Découvertes ! Alors à vos appareils photos ! Vous apprendrez à reconnaître les espèces photographiées grâce aux clés d'identification en ligne.

Vos informations (observations, photos, etc.) seront transmises par Internet afin de pouvoir être directement intégrées aux bases de données des chercheurs.



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Écovolontariat, devenir bénévole pour une association
 

Si vous avez un peu de temps libre, vous pouvez même l’offrir à votre association favorite et participer à son activité. Votre énergie, votre envie, votre passion, vos compétences, seront toujours les bienvenues. Vous aurez ainsi la satisfaction de participer à une cause d’intérêt général et de partager votre envie de changer les choses avec les autres. Enfin, vous apprendrez à connaître et à protéger de mieux en mieux la nature.

> Trouver une association de protection de la nature près de chez moi

L’écovolontariat désigne toute action associative de travail bénévole et volontaire au service de la protection de l’environnement et du développement durable. Des organismes vous proposent de participer à des missions scientifiques ou à des actions de protection de la nature sur le terrain. Vous pourrez même joindre l’agréable à l’utile (agir), en découvrant des contrées exotiques, loin des chemins touristiques, en étant immergé dans l’environnement et les coutumes locales.

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:: Des structures engagées


Se faire entendre
 

Alors que les pouvoirs publics et les hommes politiques parlent de démocratie participative et nous demandent notre avis, profitons-en pour clamer notre attachement à la biodiversité et notre implication pour la préserver. Il est important de faire entendre notre voix. N’attendez plus : donnez votre avis, rencontrez vos élus et luttez contre les décisions qui nuisent à la biodiversité !


Signer les pétitions… et les faire passer !
 

Les pétitions sont des moyens efficaces pour faire entendre son opinion. Le cumul des signatures donne poids et importance à un appel et permet de soutenir propositions et attentes des associations auprès des gouvernants et des élus. Grâce à Internet, nous pouvons aujourd’hui prendre la défense de l’environnement d’un simple clic grâce aux pétitions virtuelles.
 

Pour trouver une pétition concernant l’environnement ou la biodiversité, veillez les actualités et les liens utiles des sites des associations qui vous touchent.


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Participer aux consultations et enquêtes publiques

« La réalisation d'aménagements, d'ouvrages ou de travaux exécutés par des personnes publiques ou privées est précédée d'une enquête publique (…), lorsqu'en raison de leur nature, de leur consistance ou du caractère des zones concernées, ces opérations sont susceptibles d''affecter l'environnement. »

Code de l’environnement, alinéa I de la loi nº 2002-276 du 27 février 2002 art. 138 Journal Officiel du 28 février 2002

Chacun peut participer à une enquête, une consultation ou un débat public. Les dates des consultations publiques sont diffusées dans la presse locale, dans les médias de la commune ou la structure intercommunale (affichage, journal, site Internet) ou encore sur le site Internet de l’organisme qui porte le projet. Il peut même exister un site Internet dédié pour les grands projets d’aménagement où sont décrits le déroulement et le stade d''avancement du projet (études, phases de consultations, mise à enquête publique, etc.).


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Créer un club nature ou une association

Curieux de nature ? Vous souhaitez en apprendre plus sur la nature ? Vous avez envie d’agir pour la nature près de chez vous, de partager votre passion de la nature avec d’autres ? C’est possible au sein d’un club nature CPN (Connaître et Protéger la Nature). Intégrez un club existant près de chez vous ou créez-en un !

Vous voulez savoir ce que l’on fait dans un club nature, comment rejoindre un club existant ou encore comment créer un club ?


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Déposer un projet "Coup de main"

Depuis 2008, La Fondation Nature & Découvertes met à l’honneur les initiatives concrètes de terrain. Ce coup de projecteur est un signe fort que la Fondation envoie aux porteurs de projets en leur proposant une formule plus souple, plus réactive et plus accessible. Les projets "Coup de main" sont destinés à soutenir financièrement des initiatives de protection, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement se déroulant en France métropolitaine, en Outre-mer et en Afrique francophone avec des dotations comprises entre 500 et 3 000 €.

Le dépôt de candidature est simplifié grâce au formulaire disponible en ligne sur ce site. Un comité interne tournant se réunit quatre fois par an, au fil des saisons, pour l’examen des dossiers qui sont présélectionnés en continu par Benoît Jouenne.

« Le comité a souhaité créer cette formule pour les associations ayant besoin d'un Coup de main ! Elle s’applique à des projets de terrain et porteurs d’un fort engagement. Le comité de la Fondation délègue son pouvoir de décision aux quinze réseaux verts du siège de l’entreprise. Réunis quatre fois par an, complétés d’un référent pédagogique interne, ils décident avec David Sève, directeur de la Fondation, et François Lenormand, vice-président de la Fédération des clubs Connaître et Protéger la Nature, des projets à financer. Les dossiers peuvent être déposés tout au long de l’année, ce qui rend le système très souple ! »

Benoît Jouenne

> Déposer un dossier



Adhérer au Club Nature & Découvertes

Pour participer aux activités nature et profiter des tarifs et des nombreux avantages que propose Nature & Découvertes, il suffit d’adhérer au club Nature & Découvertes (adhésion 1 an : 6 €).

Chaque fois qu’un client adhère au Club, Nature & Découvertes reverse 1 € à sa Fondation. Ainsi, en 2008 la Fondation a soutenue, pour la première fois, la mise en place de 44 projets Coup de main. Grâce à l'engouement de nos clients pour leur club, la Fondation comptait 138 projets Coup de main à son actif à fin 2009.


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>> Les gestes de la Fondation au fil des saisons

Nous n’avons pas de planète Terre de rechange ! Tentons donc de répondre à nos besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Pour nous aider, la Fondation propose quelques pistes « clin d’œil » afin de faire coïncider nouveau mode de vie et pratiques de consommation durable pour faire évoluer votre comportement en faveur de la biodiversité, jour après jour !


Les gestes de l'hiver


Quelques bons gestes d'hiver, entre cocooning et grand air ! Au choix : vacances à la montagne ou chocolat chaud et crêpes Suzette au fond du canapé chez soi. Si le froid nous rend parfois malade, à chacun de trouver les remèdes naturels pour être en pleine santé. Enfin, un joli feu, quelques marrons glacés et c'est déjà Noël... un Noël naturel, qui pointe son nez, avec la nouvelle année.

:: Écolo à la montagne
 
La montagne, cela vous gagne ! Le slogan n’a pas tort, nous n’avons jamais été aussi nombreux à nous y rendre, aussi bien en hiver qu’en été, pour profiter des conditions et des opportunités de cet environnement si particulier. Seulement, concilier plaisir de l’altitude et développement durable n’est pas simple, puisqu’il faut tenir compte des besoins des populations locales, des activités touristiques et de la préservation des écosystèmes montagnards.
 
En tant que vacanciers, n’oublions pas les petits gestes que nous faisons déjà à la maison, tri sélectif, réduction des déchets, covoiturage pour venir à la station, limitation de notre consommation d’eau et d’énergie, etc. Sinon, c’est une très bonne occasion pour prendre de bonnes habitudes à rapporter en souvenir (très original, pas cher et qui suscitera la jalousie de vos voisins). Les stations commencent d’ailleurs à surfer sur la vague (ou la bosse) de l’environnement. Elles développent des remontées mécaniques moins énergivores, réduisent et optimisent l’utilisation des canons à neige et multiplient les activités de prévention et de sensibilisation. La montagne est un environnement fragile et nous devons adapter nos pratiques pour la préserver. La montagne est d’ailleurs un lieu malheureusement « privilégié » pour se rendre compte de l’impact de nos activités sur le climat. Les souvenirs des anciens, les traces laissées sur les parois rocheuses et les photos nous révèlent le brutal recul des glaciers. Si nous n’y prenons garde, il est possible qu’il ne soit bientôt plus possible de venir skier dans les stations françaises, faute de neige.
 
Aussi étrange que cela puisse paraître, l’eau (liquide) est rare en hiver à la montagne puisque les rivières cessent pour beaucoup de couler. Au fait, enfouir ses déchets dans la neige ne les fait disparaître que de la vue de l’indélicat pressé puisqu’ils réapparaîtront dès la fonte des neiges. Pour exemple, un mégot dans la neige pollue 1 m3 de neige soit 500 litres d''eau, ainsi que les sols et la faune, et jusqu'à 30 000 s'égarent en cours de saison de ski sous certains télésièges.

Tous les ans, plusieurs dizaines de milliers d’interventions sont nécessaires pour aider skieurs, snowboarders ou baladeurs en difficultés. Alors si les Saint-Bernard et les combinaisons rouges des sauveteurs sont deux symboles divertissants et dépaysants, ces sauvetages ont un coût en nombre de vies (plusieurs dizaines par an) et financier. De plus, en raison de l’énergie et des moyens déployés (personnes, hélicoptères, transports, médicaments), sécurité et environnement sont intimement liés. Et puis, si malgré les dangers, certains demeurent attirés par le hors-piste, la poudreuse et les espaces vierges, il ne faut pas oublier que cette pratique se déroule en pleine nature et qu’elle présente (aussi) des risques pour la faune et la flore. Les jeunes pousses ne résistent pas aux passages répétés des touristes en mal d’aventure. De même, les animaux sauvages supportent mal d’être dérangés en plein hiver ; la fuite occasionnée nécessite un sacrifice inutile de réserves pourtant précieuses pour la survie de l'animal à cette saison. Il est donc important de s’informer sur les espaces protégés et de ne laisser ses traces, l’hiver, et ses empreintes, aux beaux jours, que dans des espaces ou nos loisirs respectent la montagne et la nature.
 
:: Le froid appelle le chaud !
 
Chaque année, c’est la même chose, les mois d’hiver arrivent avec leur lot de plaisirs (Eh, Noël c’est pas en été !) accompagnés il est vrai de quelques inconvénients (mais c’est quoi ce froid ?). Si les plus pessimistes (lucides) prédisent un réchauffement climatique imminent, il n’en est pas moins, que pour le moment, l’hiver, « on se gèle » ! Devant ce constat sans appel, la réaction instinctive de M. (pratiquement) tout le monde est d’augmenter sa consommation d’énergie. Alors que certains s’activent pour ne pas givrer sur place, d’autres préfèrent pousser le thermostat de leur chaudière. Pourtant, comme le dit si bien l’ADEME, faisons vite, ça n’arrête pas de chauffer ! La consommation d’énergie par habitant des pays de l’OCDE est en moyenne 10 fois supérieure à celle des régions en développement, et presque 4 fois plus importante que la moyenne mondiale. Il est temps de limiter notre impact si nous ne voulons pas partir également en fumée.
 
Surveillons nos radiateurs et modulons le chauffage en fonction des pièces de la maison (20°C dans la salle de bains, 19°C dans le salon et 17 °C dans les chambres suffisent largement). Et surtout, en cas de grand froid, commençons par mettre un pull ; c’est meilleur pour la santé, le porte-monnaie et l’environnement. Baisser la température chez soi de 20 °C à 19 °C permet une baisse de 7 % de la consommation d’énergie. Quelques outils aident aussi à diminuer facture et empreinte écologique. Un robinet thermostatique sur les radiateurs les maintient à la température choisie (et adaptée), système de régulation ou horloge de programmation optimiseront notre consommation selon les pièces et les plages de présence des membres de la famille. Le nec plus ultra pour un réveil réussi : café coulé, pain tout chaud et radiateur à point ! Rien de réchauffé, que du programmé, pile à l’heure.

Les premiers frimas nous interpellent aussi sur la qualité (ou non) de l’isolation de notre maison, alors empêchons la chaleur de s’échapper ! Isolons sols, toits et murs, double-vitrons, construisons HQE et profitons des bourses, financements et exonération d’impôts qui nous sont largement proposées. Et puis, soleil plus rare et nuits plus longues en décembre riment souvent avec lumières qui flambent. Utilisons la cheminée, ou mieux le poêle à bois ou l'insert, qui fournissent aujourd'hui un bon rendement de chaleur, une douce lumière écolo et durable qui donne une âme et une ambiance feutrée bien agréable à la maison. Pour l’éclairage, pensons à profiter de la lumière du jour en plaçant les plans de travail près des fenêtres. Privilégions les ampoules basse consommation qui portent bien leur nom et évitons les abat-jour ou luminaires sombres et épais qui ne laissent pas passer la lumière. Pour le dernier geste de saison, probablement le moins amusant de l’hiver (du moins pour ceux qui n’ont pas à visiter les conduits de cheminée !), préférons huile de coude, raclette adaptée et eau tiède pour dégivrer le parebrise de la voiture, plutôt qu'un moteur qui tourne (et pollue) le temps que le dégel arrive !
 
  
:: Le plein de santé en bio
 
Voilà l’hiver, et son lot d’intempéries, entre pluie, vent, neige et froid (vivement le printemps !) ; qui s’accompagne souvent d’une cohorte de petits maux que le corps, plus vulnérable, a parfois un peu de mal à surmonter. Baisse de vitalité et défenses naturelles en berne sont fréquentes en cette période de l’année. Heureusement, quelques remèdes simples, en utilisant des produits naturels, peuvent nous aider à retrouver et à garder le sourire avant le retour des beaux jours.
 
Ils font souvent buzz, les trésors de la ruche viennent à notre secours. Le miel est un concentré de végétaux facilement assimilable, car une partie du boulot a déjà été fait par les abeilles. La gelée royale, produite par les abeilles nourricières pour alimenter les larves, est très riche en acides aminés que notre corps ne fabrique pas naturellement, en vitamines du groupe B, en minéraux et en oligo-éléments. Ainsi, c’est un revitalisant exceptionnel, qui nous stimule et nous aide à mieux résister à la fatigue, au surmenage et au stress.
 
La vitamine C est quant à elle l’alliée de nos défenses naturelles. Alors dégustons sans modération oranges et mandarines de tous types, mais abusons aussi du radis noir ou du chou-fleur, légumes de l’hiver, sans oublier le fruit star de saison, le kiwi. Si besoin, optons pour une cure de poudre d’acérola pour sa très grande richesse en vitamine C, alliée au gomphréna pour un sommeil récupérateur et une action anti-stress. Afin de doper notre système immunitaire, penchons pour l’huile essentielle de ravintsara ou les infusions de laurier. Les tisanes à base de fleurs (mauve, coquelicot, pensée entre autres) sont un remède efficace contre les maux de gorge, comme le sont les gargarismes avec une infusion de clous de girofle. Une autre possibilité est de croquer une gousse d’ail nature 5 fois par jour (ou alors d’en ajouter un peu dans les plats, à vous de voir). Contre les petits rhumes, l’huile essentielle d’eucalyptus radiata ou les inhalations de décoctions de genièvre sont recommandées. Certaines plantes sont même bonnes pour (ou contre) presque tout, c’est le cas du thym. Son huile essentielle, riche en phénols, a de puissantes propriétés antiseptiques. En gargarismes, ces substances luttent contre maux de gorge, aphte et mauvaise haleine (à préconiser si vous avez suivi le conseil sur les gousses d’ail !). En infusion, le thym apaise les maladies respiratoires. Bref, les recettes sont innombrables, autant que le sont les vertus et bienfaits de toutes les plantes qui nous entourent.
 
Enfin, n’oublions pas pour notre santé, et celle de notre petite planète, de consommer local, naturel et de saison. C’est d’ailleurs l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs. En hiver, profitons des agrumes, pommes et poires, des betteraves, choux divers (et d’hiver), mâche et poireau par exemple. Sinon, pour notre bien être et notre équilibre, il faut continuer à faire du sport (la montagne, ça vous gagne !), jouir au maximum de la lumière du jour ou faire une cure de luminothérapie, se reposer (vive le cocooning) et profiter des plaisirs propres à cette période, entre fêtes basse consommation et cadeaux durables.
 
:: Bien-être au naturel
 
Passons tous un hiver bien au chaud, entourés de moult douceurs et de mille couleurs, en privilégiant le bio, et en ne boudant pas notre bonheur. Le bio et le chaud c’est si bon ! Et puis le naturel n'est-il pas gage de qualité et de sensualité ? Bref, des qualités que nous associons sans hésitation à notre bien-être. Cela tombe plutôt bien puisque l’on trouve maintenant dans le commerce de plus en plus de matériaux naturels et respectueux de l’environnement dans des gammes étendues d’accessoires dédiés au bien-être, pour notre plus grand plaisir. Profitons-en pour faire un petit état des lieux pour un hiver heureux :
 
Il y a tout d’abord les objets indispensables et indémodables comme la bouillotte bien sûr (modèle à eau ou à noyaux de cerises), dont les vertus sont connues depuis bien longtemps. Il en existe aujourd'hui de toutes formes, pour petits et plus grands. Son double bienfait est de tenir encore plus chaud sous la couette (que l’on choisira naturelle, bien entendu), tout en économisant l’énergie du chauffage qu’il n’est plus nécessaire de monter. Déclinable également en coussin relaxant pour le repos de la nuque fatiguée. Ne négligeons surtout pas les chaussons, chaussettes et autres pantoufles pour se délasser après une bonne balade au grand air, pour être réchauffés et apaisés de la tête aux pieds !
 
Suivent les objets « high-tech bien-être », lorsque innovations offrent des sensations inattendues dont nous ne pourrons bientôt plus nous passer. Les coussins et fauteuils massant permettent de nous détendre au retour des pistes ou après une journée de travail bien remplie. Quand aux sources de luminothérapie, elles nous aident à lutter contre la petite déprime hivernale et les baisses d’énergie. Lampes et éclairages (rechargeables, solaires et basse consommation) illuminent notre maison et nous donnent la possibilité de dévorer tous les livres sur le sujet pour être incollable sur le bonheur d’intérieur.
 
Reste enfin tous les objets qui oeuvrent pour nos petits plaisirs, parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien. Tout d’abord dans la salle de bain, avec bains aromatiques, moussants, sels et galets de bain, sans oublier les savons parfumés aux multiples effets calmants et bénéfiques pour notre corps. Il ne manque qu’un peu de musique douce à ce bain merveilleux pour une petite sieste. Protégeons notre peau avec huiles et pommades pour que nos mains et notre visage ne souffrent pas de la morsure du froid. Dans la pièce à vivre installons humidificateur d’air, diffuseurs d’huiles essentielles et papier d’Arménie pour une ambiance plus saine et douce. Enfin, à deux (c’est mieux), découvrons accessoires et produits de massage, parce que le bonheur se partage.
 
Et oui, tant de choses sont à faire en hiver, même enfermé chez soi. Parce que associer nature et découvertes (tiens, cela me dit quelque chose) peut aussi nous permettre de passer un hiver heureux en alliant bien-être et respect de l’environnement.
 
 
:: Déco nature
 
Chaque année, Noël s’annonce avec son sapin, ses lumières clignotantes et ses décorations en plastique. En pleine crise écologique (et économique), si nous nous donnions les moyens de créer notre propre Noël durable ? Commençons par le sapin que l’on préfèrera naturel. La durée de vie d’un sapin de Noël en plastique n’est que de 3 ans, bilan carbone mauvais ! Des plantations spécifiques existent en France et puisque votre sapin finira au mieux replanté (si vous avez acheté les racines avec), voire dans le compost, au pire sur le trottoir direction l’incinérateur, refusez tout artifice qui viserait à faire croire qu’il a neigé sur lui. Laissons les bombes (aérosols de neige, imperméabilisants, déodorants, désodorisants, détachants, laques…) à ceux qui font la guerre ! Pour décorer votre sapin naturel, vous avez l’embarras du choix. L'hiver nous donne l’occasion de ramasser des feuillages permanents, des fleurs graciles, des cônes odorants. Profitons-en ! Une promenade en forêt ou dans un parc permettra de s’approvisionner en lierres, branchages souples (sapin, gui), pommes de pin, feuilles de houx, fruits de conifères aux formes étonnantes et baies diverses (fruits de l'églantier, de l'aubépine, de l'aulne), des éléments souvent parfumés. Remplacez les boules par de grosses pommes de pin et fabriquez des guirlandes à l’aide de ficelle (naturelle, il va de soi) ou de raffia, toutes sortes de fruits de conifères que vous accrocherez toujours à l’aide de raffia, un peu de coton pour la neige et tout autre élément naturel que vous auriez pu trouver tout au long de l’année et faire sécher (écorces d’orange, de pommes, plumes, coquillages, bois flotté, galets…).
 
Pensez également à créer pour votre porte une belle couronne de Noël. Pour cela, entortillez des branchages souples et donnez-leur la forme d'un cercle d'environ 25 cm de diamètre. Renforcez ensuite la structure de base avec un peu de fil de fer et étoffez avec d'autres branchages. Habillez la couronne de lierre, de fleurs et de baies. Maintenez chaque nouvelle décoration avec du raffia. Placez sur votre table de fête, et selon votre inspiration, un échantillon de tout ce que vous aurez ramassé. Faites des thèmes en partant des couleurs, des formes… Exprimez-vous ! Fabriquez de jolies petites lampes de Noël en incisant horizontalement une clémentine robuste, décorez le chapeau à la manière des citrouilles à la période d’Halloween. Remplissez la base de la clémentine avec un peu d’huile végétale. La mèche vous servira de mèche à bougie, allumez-la et refermez ! Enfin, pour les senteurs typiques, n’oubliez pas l’orange piquée de clous de girofle que vous suspendrez là où vous voudrez.
 
Vous voilà passé maître dans la déco naturelle. Pensez maintenant à élargir votre champ d’action. Plus besoin d’artifice pour décorer les grands événements de votre vie, pensez nature et biodiversité. Prévoyez une boîte (petite ou grande selon votre implication) et consignez-y tout ce qui pourrait vous servir au long de l’année vous vos anniversaires, mariages, et autres fêtes. Un nouveau monde s’ouvre à vous !

Les gestes du printemps
 

Le printemps est la saison du renouveau, alors envie de changements ? À la maison, comme au jardin, prendre de nouvelles habitudes peut être bénéfique pour notre petite planète. Pour tout nettoyer, pensez éco... c'est logique. Vous y gagnerez, et vos voisins aussi, parce que partager, est la première des clés pour consommer... autrement.


:: Jardin écologique

V’la le printemps, v’la le printemps, v’la le printemps qui chante ! Et avec lui une énergie débordante qui nous envahit. Profitez de ce regain de vitalité pour faire prospérer la nature. Le printemps est la meilleure saison pour vous y mettre. Tout d’abord parce que l’hiver est passé et qu’il a lavé votre jardin de tout résidu chimique et également parce qu’avec cet éveil de la nature c’est le moment de repartir sur quelque chose de… naturel. Alors chaussez vos bottes et allez faire un tour dans ce qui pourrait bien devenir votre petit paradis écologique. Pour commencer, allez au fond de votre jardin, ce petit coin où vous avez pris soin d’entasser restes de tontes, mais aussi tas de bois en attente d’être débité ou brûlé et où se multiplient, avec avidité, les orties. Votre cauchemar ! Bonne nouvelle, vous voilà magicien et votre mauvais rêve se transforme en premier geste pour la santé écologique de votre domaine. Ce petit coin en friche ne doit pas être touché. Il est le havre de paix de votre biodiversité.

Revenez un peu sur vos pas et si votre jardin n’est pas gigantesque, vous devez vous rapprocher de votre maison. Un endroit idéal pour profiter de l’éclat d’une prairie fleurie (à semer dès les premiers beaux jours) et dont les visiteurs, nombreux durant toute la belle saison, vous raviront. Bannissez, il va de soi, toute substance agressive (phytosanitaires et cie) et privilégiez les espèces de végétaux endémiques en faisant votre marché chez vos voisins. Ces plantes sont généralement bien adaptées à la région en terme de besoins (eau, ensoleillement, températures hivernales, etc.). Choisissez un bel arbre sur lequel vous installerez toutes sortes d’abris à oiseaux et à insectes. S’il est mort, c’est encore mieux, vous pourrez laisser le lierre l’envahir. Le lierre, pour mémoire, est un excellent abri à insectes naturel, et un garde-manger précieux pour les oiseaux à la saison des baies, en hiver. Pour vos abris, comme pour vos outils de jardin, privilégiez bien entendu les matériaux respectueux de l’environnement (bois certifiés) et naturels. Enfin, n’oubliez pas l’indispensable tas de bois, comme la cabane, au fond du jardin, qui accueillera lui aussi des habitants inattendus… et insoupçonnés.
 
:: Compost ménager
 
Vous en avez assez de vos poubelles débordantes (et malodorantes) que vous passez votre temps à vider ? Saviez-vous que plus d’un tiers de ce qui finit dans votre poubelle ménagère pourrait être composté ? Vous connaissez sans doute le compost de jardin (des herbes, des feuilles, des herbes, des feuilles, un peu de branchages et on recommence)… mais le compost ménager ? Quezako ? Voici la solution ! De nombreuses substances organiques jetées dans nos poubelles pourraient se décomposer naturellement et sans énergie si on leur en laissait le temps. Quelle aberration de penser à la quantité d’énergie nécessaire pour faire disparaître par combustion (une grande majorité de nos poubelles finit en usine d’incinération) des épluchures de fruits ou de légumes quand on sait le pourcentage d’eau qu’elles contiennent (plus de 60 %). Toute cette énergie qui part en fumée alors que ces matières ne demandent qu’à être recyclées. Valorisez vos déchets : rien ne se perd, tout se transforme ! Les matières organiques que vous composterez se transformeront naturellement en quelques mois (4 à 6 mois selon les conditions météo et les matières compostées) en un amendement naturel prêt à l’emploi.
 
Pour remplir votre composteur, deux courants de pensée existent : les adeptes de l’équilibre acidité et les « tout venant », qui privilégient le poids économisé par les camions bennes au mélange savant des saveurs. Une des différences est la présence d’épluchures d’agrumes, le zeste d’acidité à bannir pour certains. Ces puristes vous diront qu’il vaut mieux manger des pommes et que les trognons, eux, s’y mettent sans problème ! À chacun de choisir son camp. Pour finir, et puisque nous aimons les inventaires à la Prévert, ne jetez plus jamais dans votre poubelle classique ce qui peut faire plaisir à vos lombrics domestiques (pour les férus des composteurs de salon) : épluchures, coquilles d’œufs écrasées, mouchoirs en papier usagés, boites d’œufs déchirées, cendre de bois, marc de café, sachets de thé, restes de repas, papier journal, petits morceaux de tissus… privilégiez l’alternance régulière de matière sèche / matière humide, pour une décomposition plus harmonieuse. Vous ne regarderez plus jamais vos déchets de la même façon !
 
:: Nettoyage de printemps
 
Le printemps nous donne souvent des ailes et avec elles, l’énergie de pousser les meubles et les armoires afin de faire à notre logis une petite toilette approfondie. Pour traquer la poussière et nettoyer les vitres (souvent dégoûtantes après l’hiver) rien de tel que les microfibres. Elles s’achètent aujourd’hui partout, sur les sites Internet ou en magasin spécialisé et même dans les grandes surfaces. Avec elles, plus besoin de produits, leur seul passage suffit à retirer le joli manteau poussiéreux déposé.
 
Pour vos sols et les petits accidents quotidiens, privilégiez la balayette, l’aspirateur étant réservé aux grandes occasions, une fois par semaine. Son feulement tout doux ne vous fera pas regretter le grand râle de votre mangeur de poussière au long cou. Pour la cuisine et la salle de bain, usez et abusez de la pierre d’argile. Elle décrasse les plus sales des sanitaires. Contre le tartre, optez pour le vinaigre blanc bien sûr (très économique) au rayon des vinaigres (à ne pas confondre avec le vinaigre balsamique, nettement plus cher et beaucoup plus coloré) qui pourra aussi vous servir pour vous débarrasser du tartre de votre électroménager (machine à laver la vaisselle, lave-linge, bouilloire électrique, etc.). Allié au bicarbonate de soude, il fait également des merveilles. Vos robinetteries et votre intérieur vont scintiller !
 
Contre les mauvaises odeurs, plus de pschitt à la lavande (bannissez son usage en optant pour le désarmement massif de toutes ces bombes parfumées !) mais une grande bouffée d’air frais. Pour les odeurs tenaces, un petit accordéon de papier d’Arménie suffit généralement. Utilisé depuis des lustres en hôtellerie comme à l’hôpital, il fait merveille en supprimant instantanément toute effluve gênante (bonne odeur de raclette, poissons frits, etc.). Dans tous les cas, choisissez pour votre intérieur des produits écologiques et certifiés qui protègent au maximum l’environnement pour que la propreté de votre logis ne soit pas inversement proportionnelle à celle de la nature qui vous entoure.
 
:: N'en jetez plus !
 
Il y a toujours un moment où l’on se rend compte qu’il faut faire quelque chose. Les placards débordent et rien ne peut plus y entrer. Pourtant, il semblerait qu’il en reste encore autant à côté ! Comme la mode n’est plus de jeter mais de recycler, reprenons un à un tous les points d’action à réaliser dans votre maison pour retrouver des placards bien rangés.
 
Habits : ouvrez vos placards et videz tout ! Vous allez faire plusieurs tas. Les habits trop petits, les trop grands, les trop moches, ceux que vous n’avez jamais aimés, les passés de mode, les trop abîmés… Si dans un premier temps vous pouvez tenter de faire plaisir autour de vous (à votre sœur, votre mère, votre grand-mère), vous pouvez dans un second temps, et selon les catégories d’habits, participer à des braderies. Celles destinées aux bébés et jeunes enfants font fureur et sont particulièrement courues. Mesdames et mesdemoiselles, échangez les habits dont vous vous êtes lassées avec vos copines. Messieurs, faites le point avec vos copains. En un mot, refourguez ce qui peut l’être. Des organismes de réinsertion permettent la revente et le recyclage des habits dont vous ne voulez plus. Le recyclage des tissus permet la réalisation de garnitures de matelas ou encore de matériaux d’isolation pour la maison. Enfin, faites des déguisements et des habits de poupées avec le reste, ce que vous ne pouvez plus mettre mais, décidément, pas jeter non plus. Une grande malle récupérée, quelques habits savamment gardés et ce sont des après-midi de folie qu’avec vos enfants vous vous préparez.
 
Produits toxiques : on connaît tous quelqu’un qui possède chez lui une petite réserve de produits toxiques. Halte ! En plus d’être dangereux pour les enfants et les animaux, ces produits polluent plus que de raisonnable les nappes phréatiques dans lesquelles ils se retrouvent, au final, inévitablement déversés. Puisque vous avez décidé d’être écolo, rassemblez tous les poisons que vous trouverez (vous pouvez motiver vos voisins pour faire un tir groupé), puis portez-les à la déchetterie « produits toxiques » la plus proche de chez vous. À noter que les restes de peintures sont également des produits toxiques, à ne pas jeter avec les poubelles classiques.
 
Objets et bibelots : donnez, troquez ou vendez tout ce qui prend la poussière et que vous n’avez plus de plaisir à posséder. De nombreux sites Internet vous permettent de vous débarrasser de ce qui vous encombre, n’hésitez plus ! Pensez également aux brocantes et vide-greniers. Aujourd’hui très en vogue, ils permettent à la fois de vendre ce qui ne nous sert plus et en retour de trouver des objets à moindre coût qui ne servent plus à d’autres. Pour la nature, faites circuler les objets, et faites passer le message !
 
:: Consommer autrement
 
Si la mode fut, encore il y a peu de temps, à l’achat, il n’en est plus exactement de même aujourd’hui. Le contexte aidant, rares sont ceux qui jettent par les fenêtres ce qu’ils achètent. Pourtant, pour des raisons souvent inexpliquées, encore trop de ce que nous achetons pour nous nourrir finit à la poubelle. Produits périmés, dates de consommation dépassées ou viandes avariées, nos habitudes doivent changer. Nos grands-parents, lors des périodes de disette, et notamment pendant les guerres, savaient ne pas gâcher les aliments.
 
Pour pallier cette mauvaise habitude (et cette frénésie de consommation) la première action à réaliser est de n’acheter que ce dont nous avons vraiment besoin. En ce qui concerne la nourriture, préparez à l’avance les menus de votre semaine et, en cas d’imprévu, n’attendez pas que le plat préparé s’abîme mais congelez ce qui n’a pu être mangé. Gain de temps et d’argent pour la semaine suivante ! En ce qui concerne les autres biens de consommation, demandez-vous toujours si vous avez vraiment besoin de ce que vous souhaitez acquérir. Quelques questions peuvent vous y aider. Combien de temps l’objet en question va-t’il servir ? Quelqu’un dans votre entourage peut-il vous prêter le même ? Avez-vous vraiment la place de le stocker et ne serez-vous pas ravi, une fois l’objet utilisé, de le rapporter au voisin ou au magasin de location ? Ceci semble s’appliquer par exemple parfaitement bien aux outils de jardinage qui servent une fois l’an. Faites des achats groupés entre voisins, et passez-vous, de jardin en jardin, l’objet tant convoité.
 
Pour les jeux, les livres, les films, pensez thèque : ludothèque, bibliothèque, vidéothèque. Mode de consommation durable par excellence… et avec quel choix ! Jamais vous n’auriez la place de stocker chez vous tout cela. En parlant de durable, il va de soi que vous tenterez de privilégier dans vos achats les produits en matériaux durables (et qui résistent à plusieurs générations). Les jouets en bois (et si possible fabriqués en France) par exemple sont préférables aux jouets en plastique made in China. Dans cette mouvance, profitez du contexte pour sélectionner les achats que vous ferez avec le moins d’emballage possible. Les achats au détail du marché (muni d’un panier) peuvent vous y aider mais n’hésitez pas non plus à privilégier les marques qui font des efforts sur ce point. C’est un peu plus cher ? Dites-vous que votre argent n’est pas perdu mais que vous investissez pour la nature. C’est cela aussi consommer moins et mieux.

Les gestes de l'été


L'été est source d'abondance. Soleil généreux, fruits juteux, la saison idéale pour faire le plein de vitamines et se faire du bien ! Mais les grandes étendues de sable et d'eau ne doivent pas nous faire oublier que l'été est également la période des pénuries d'eau. L'occasion de nous comporter en écocitoyens également quand nous sommes loin de chez nous !

:: Le plein de vitamines

L’été est « la » saison pour faire le plein de vitamines. Il y a d’abord le soleil (tout comme l’alcool, à consommer avec modération), dont les rayons permettent à la peau de synthétiser la vitamine D, mais également les fruits et légumes ! En manger régulièrement est excellent pour la santé car ils apportent vitamines, glucides et sels minéraux...

Si ces derniers sont de saison, c’est encore mieux car les primeurs proposent la plupart d’entre eux toute l'année. Mais comment cela est-il possible ? Et bien, ils sont généralement produits à l'autre bout du monde et leur acheminement jusqu’à nos assiettes contribue à la pollution de la planète, et/ou produits en serre, ce qui est néfaste d'un point de vue écologique avec un mode de production nécessitant bien souvent l'utilisation de chauffage et d'engrais (pétro-chimiques), pour un résultat peu goûteux. Respecter les rythmes naturels permet de diminuer les cultures sous serre, très énergivores, ainsi que l’utilisation de produits phyto-sanitaires. Une fraise en hiver ? Honnêtement, quelle idée… Et objectivement, comparée à nos fraises qui ont poussé en pleine terre et qui se sont gorgées de soleil… c’est même pas bon.

Manger les fruits de saison issus de sa région, c’est plus respectueux et encore meilleur. En achetant des fruits importés de l’autre bout de la planète, on consomme surtout le pétrole nécessaire pour leur transport ! Quand on apprend qu'un kilo de fraises nécessite près de 5 litres de gasoil pour arriver dans notre assiette (chauffage et engrais pour sa production + transport), ça donne carrément la nausée. D’après le WWF, un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison... Par ailleurs, si vous achetez des fruits et légumes de saison, vous ferez des économies. En effet, plus on s'éloigne de la saison de production, plus les prix grimpent. Encore des bonnes raisons pour consommer de saison !

Mais si vous voulez adopter la fruit’attitude variée toute l’année, en accordant une place importante aux fruits et légumes dans votre alimentation et ce hors saison, préparez conserves, compotes et confitures. Faites maison, elles sont encore meilleures ! Des provisions à consommer cette fois-ci, sans modération !

> Pour en savoir plus,
téléchargez le calendrier des fruits et légumes de saison ou rendez-vous sur www.fruits-legumes.org


:: Sur la plage abandonnée

Coquillages et crustacés… Qui l'eût cru, déplorent la perte de l'été… Qui depuis s'en est allé... Bidons en plastique en provenance des côtes espagnoles, canettes de soda, vieux pneu entouré de fil de fer rouillé, flacon d’huile solaire, sandale et vieille basket perdues au milieu des tessons de bouteille : un inventaire à la Prévert des 'macro-déchets' qu’on retrouve sur les plages dont 80 % sont d’origine continentale. De taille et de résistance variables, les macro-déchets peuvent libérer des substances toxiques dans l’eau (détergents, huiles de moteur, encres, etc.) et ils sont également de véritables nids à bactéries. L’exemple des tortues qui prennent les sacs plastiques pour des méduses est bien connu (6 espèces de tortues marines sur 7 sont victimes des macro-déchets), mais s’étend malheureusement à toute la faune marine : les baleines prennent des bâches pour des calamars géants, pendant que les albatros avalent des briquets flottants alors qu’ils pensaient se régaler d’œufs… Vous comprendrez que sur la plage, aucun déchet ne doit être enfoui dans le sable (pas même les mégots, ni même les pelures de fruits qui vous semblent si naturelles). Donc, n’oubliez pas, que comme à la maison, vous devez utiliser les poubelles mises à disposition et continuer à trier vos déchets !

Certains déchets sont pourtant naturels et occupent un rôle primordial dans l’écosystème littoral. C’est le cas de la laisse de mer, composée de monticules d’algues, de coquillages, de bois flotté, d’amas de pontes et même d’éventuels cadavres d’animaux (poissons, crustacés, etc.) y compris les plumes d’oiseaux et os de seiche. Elle est un véritable habitat naturel, protégé au niveau national et européen. Elle sert de lieu de ponte et de refuge à beaucoup d’invertébrés marins. Biodégradée par les micro-organismes et les détritivores, elle fournit les ressources nutritives nécessaires au bon développement de la flore des dunes. Elle amortit aussi l’impact des vagues au pied des dunes. Malheureusement trop souvent décapée par les municipalités armées de pelleteuses, de ratisseuses et de tamiseuses soucieuses de coller au plus près des desideratas de vacanciers peu sensibilisés (37 % des usagers du littoral interrogés déclarent être prêts à changer de plage si les débris naturel n’y étaient plus ramassés), elles rendent à la nature des plages immaculées qui ne sont le reflet que de l’appauvrissement de l’écosystème et de son érosion accélérée. Seules quelques municipalités conscientes de leur rôle privilégient le ramassage manuel et se lancent dans des campagnes d’information. A
lors, qu’attendons nous pour comprendre l’importance de la nature, même sur notre lieu de vacances ?

 
:: Promenade dans les dunes et pêche durable

Qui ne rêve pas en cette période estivale des petits plaisirs que nous procure une escapade à la plage. En passant à travers les dunes, prenez la peine de vous arrêter. Pin maritime, oyat, chardon bleu, salicorne, et immortelle des sables, entre autres, donnent l’occasion d’admirer un littoral trop souvent négligé. Écosystème fragile peuplé de nombreuses espèces, son sol mobile, salé, pauvre en eau et en éléments nutritifs accueille une végétation unique qui a su développer des trésors d’adaptabilité. Sans tous ces végétaux, dont certains sont protégés, la dune ne tiendrait tout simplement pas. Parmi les habitants des dunes : renards, lapins, et sangliers, mais aussi beaucoup d’oiseaux comme l’hirondelle des mers, le goéland argenté ou le gravelot à collier interrompu. Et bien entendu, de nombreux insectes, reptiles et amphibiens tel le hanneton foulon, le lézard vert et les petites rainettes vertes.??

Pour être un vacancier modèle et que ce patrimoine naturel perdure, suivez le guide ! Restez sur les chemins balisés, c’est mieux pour les végétaux et en plus c’est bien moins fatigant… Si vous ne pouvez vous empêcher de ramasser quelques fleurs, assurez-vous de ne pas priver le littoral d’une plante rare et laissez toujours les racines. Une envie de barbecue ? Attention, pas de feu dans les dunes ! Une brise et c’est toute la végétation de la dune qui part en fumée. Pour la même raison, gare aux mégots. Respectez les ganivelles (ces clôtures faites de petites lattes de bois, ou de filets, qui longent les dunes et interceptent le sable emporté par le vent) et le bois déposé ! Ne dévalez pas à flancs de dunes, ni à pied, ni en engin motorisé. C’est interdit, et quand on voit l’état des dunes après, on comprend pourquoi.??

Enfin, pour finir sur une touche salée : quel plaisir de déguster la pêche du jour ! Étrilles, palourdes, huîtres, patelles, bigorneaux et crevettes… Mais avant de vous lancer, renseignez-vous auprès de l’office de tourisme sur la limite de taille imposée (‘la maille’) et les périodes de pêche autorisées. Résistez à l’envie : ce n’est pas parce que vous n’avez pas pêché gros qu’il faut pêcher trop pour compenser ! Ne ramassez que ce que vous mangerez ! Bannissez les fourches et autres outils destructeurs pour la pêche à pied. De même, ne brisez pas les roches qui abritent les crabes et remettez en place celles que vous avez déplacées. Avec les plus petits, admirez les animaux en liberté, et en cas de capture, sans oublier de partager avec eux la joie de les relâcher.


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Préserver l'eau

L’été, il fait généralement chaud ! Et l’eau s’invite tout naturellement dans notre quotidien. Grand verre d’eau fraîche en rentrant de promenade, glaçons à l’apéritif, sueur sur nos fronts mais aussi piscine azur et arrosage automatique dans les champs comme au jardin… Bien que la ressource en eau ait considérablement diminué au 20e siècle, la consommation d’eau dans le monde a été multipliée par 7. Or, l’eau douce ne représente que 2,5 % du stock total d’eau sur la planète (les 97,5 % restant étant salés). Ainsi, l’eau douce est une denrée particulièrement rare… et chère ! En effet, 1,1 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à une eau salubre et un tiers de la population mondiale est privé d’eau potable. Un déficit qui n’épargne pas les pays du nord : en France, l’été, la sécheresse frappe aussi. Économiser l’eau est donc une nécessité ! Pour ce faire, dites oui aux bains… de mer ! Mais pour vous laver, préférez la douche rapide qui ne consomme que 25 à 100 litres d’eau au lieu des 250 litres environ du bain. Mais aussi, fermez le robinet au moment de la petite toilette des dents, des mains ou lors du rasage. Installez une chasse d’eau à double commande pour les toilettes ou placez une bouteille pleine de sable ou encore une brique dans le réservoir pour économiser 1 à 2 litres à chaque remplissage de la cuvette.

Dans le même esprit, équiper sa robinetterie de réducteurs de débit, aérateurs, mitigeurs et douchettes à faible débit permet de diminuer sa consommation d’eau. Réparez les fuites d’eau : un robinet qui goutte peut représenter plusieurs milliers de litres d’eau par an. Pour être certain que rien ne fuit chez vous (pas même les toilettes !), relevez votre compteur d’eau avant de vous coucher… puis au réveil ! Si le chiffre a légèrement augmenté, c’est qu’il y a une fuite ! Partez à sa recherche ! Pour les lave-linge ou vaisselle, n’appuyez sur marche que quand l’engin est bien rempli ou alors enclenchez la touche demi-charge qui permet d’économiser presque un tiers du volume d’eau habituellement utilisé.

Mais consommer peu d’eau n’est pas le seul geste à suivre pour protéger cette ressource. Ne pas polluer les eaux souterraines est au moins aussi important. En France, l’eau d’origine souterraine fournit 60 % de notre eau potable. Pour la préserver, préférez le bon vieux savon au gel douche, utilisez des détergents écolabellisés et des lessives sans phosphates et bien sûr, respectez les doses indiquées sur les emballages des produits ménagers. Enfin, ne jetez pas les restes de peintures, ni de solvants usagés (white-spirit, acétone...) dans les toilettes ou dans l’évier, mais apportez à la déchetterie. Les rejets de substances toxiques, même en faibles quantités, ont des conséquences irréversibles sur les écosystèmes et la biodiversité.


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Écotourisme : voyager autrement

Avec l’essor des compagnies low cost et l’avènement des RTT, nous sommes de plus en plus nombreux à partir  en vacances, et loin ! Grand bien pour certains, cette démocratisation des voyages longs courriers pour des destinations exotiques fait malheureusement payer un lourd tribut à la nature. Ce tourisme que l’on qualifie « de masse », et qui n’a malheureusement rien de durable, est nocif pour l’environnement naturel. Il est urgent de repenser notre manière de voyager afin de contribuer à l’essor et non à la destruction de la biodiversité. Les vacances les plus écolo-vertueuses consistent à randonner à vélo autour de chez soi et s’endormir sous une tente… mais pour les adeptes des voyages lointains, l’écotourisme, apparu il y a une trentaine d’année, peut être une bonne solution.

L’écotourisme, c’est l’art du voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien être des populations locales. Il se pratique dans la nature, en petits groupes au sein de petites structures. Il se distingue également du tourisme de nature par son côté militant : la responsabilité vis-à-vis de l’environnement naturel et culturel et la volonté de contribuer à l’économie locale. Par exemple, la visite payante d’un parc national accompagnée par un guide autochtone rentre dans le cadre de l’écotourisme, car elle génère des revenus qui servent à employer des personnes locales et à préserver une aire protégée. La motivation de l’écotouriste est donc principalement d’observer et de comprendre la nature et les cultures traditionnelles qu’il rencontre lors de son périple. Lorsqu’il est bien géré, l’écotourisme favorise la protection des zones naturelles en procurant des avantages économiques aux communautés d’accueil et aux organismes qui veillent à la protection des zones naturelles, et en faisant prendre conscience aux habitants du pays comme aux touristes de la nécessité de préserver le capital naturel et culturel. Les destinations écotouristiques sont des milieux naturels préservés et en tout cas non pollués, présentant un grand nombre d’attraits lies à la faune, la flore, et la biodiversité en général. Alors, qu’attendons-nous pour partir ?



Les gestes de l'automne


Les feuilles mortes se ramassent à la pelle... alors profitons de la rentrée pour, cartable à la main, aller en apprendre un peu plus sur la forêt. Découvrir le bois et ses bienfaits, la forêt et ses trésors et savourer au maximum ces moments partagés en famille pour se forger mille souvenirs à se raconter, l'hiver approchant... au coin du feu.


:: Écolo aussi au bureau

La consommation moyenne (et démesurée) de papier au bureau est de 75 kg par personne et par an. Il est temps de faire un petit régime ! Pour commencer, apprenons à utiliser les appareils qui nous entourent. Les photocopieuses par exemple possèdent des capacités extraordinaires (fonctions recto/verso, réduction de la taille, numérisation au format PDF, etc.). Une fois ces pratiques adoptées, plus possible de s’en passer ! Pour l’imprimante, c’est pareil, mais sauf avis contraire, essayons ne plus nous en servir. Les impressions ne doivent être réservées qu'aux grandes occasions. Gardons le beau papier pour les documents et faire-part officiels et consignons nos impressions ratées (malgré tout, il y en a toujours) dans un casier brouillon. Elles serviront pour les documents de travail ou nos notes. Une recommandation, ne plus imprimer ce qui peut être lu sur l’écran (on connaît tous quelqu’un qui imprime ses mails… mais pourquoi tant de haine ?) ou utiliser du beau papier pour ce qui a pour vocation d’être jeté dans la journée. Les documents de travail n’ont pas besoin d’être imprimés sur papier glacé !

Pour décider (rameuter, amadouer, convaincre…) nos collègues, jouons au jeu de celui qui aura la poubelle papier la moins remplie. Étendons le divertissement aux autres poubelles. Faisons en parallèle le concours du dossier électronique le plus lourd (attention, seuls les fichiers de travail comptent !). Proposons un Grand Prix de classement électronique, travaillons nos arborescences, compilons, rassemblons les dossiers qui se ressemblent, qui commencent pareil (A, B, C…), qui nous ennuient, que nous avons bouclés, etc. Un disque dur bien plein et ordonné, c’est toujours mieux qu’une armoire bourrée de dossiers.

Soyons également électronique dans notre vie de tous les jours avec les e-factures que nous privilégierions tout comme les emails au courrier papier. Plus de classement, gain de temps ! Devenons à cette occasion un entrepreneur du temps gagné et partageons nos idées avec nos collaborateurs. La machine à café, lieu idéal pour échanger au sein duquel nous refuserons les gobelets plastiques. Gain d’argent ! L’occasion pour notre patron de nous offrir un mug personnalisé et qui deviendra notre associé… longue durée. Bien sûr, recyclons également tout ce qui peut l’être (cartouches d’imprimantes, cartons et emballages, papier, plastique et contenants métalliques…). Enfin, respectons les consignes données dans notre secteur d’activité pour éviter les pollutions de l’eau et de l’air liées aux produits employés.

À la fin de la journée, en sortant du bureau, pensons à éteindre lumière et ordinateurs. Ne laissons rien en veille, même pas les écrans ! Et non ça ne les abîme pas, cela permet juste de dépenser moins d’énergie et donc de protéger la planète. Et dans tous les cas, privilégions nos pieds, le vélo, le bus, le métro ou la voiture de nos collègues, pour nous rendre de chez nous vers là où nous travaillons. Chacun, à son niveau, peut participer à la préservation de la biodiversité.


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Promenons-nous dans les bois

Promenons-nous dans les bois, … pendant que le loup n’y est pas. Si le loup y était, il nous mangerait ! Mais comme il n’y est pas, il ne nous mangera pas ! Cette comptine enfantine exprime toute la nostalgie que peut procurer une escapade forestière. Qui n’a pas en mémoire une balade en sous-bois, lorsque enfants nous revenions à la maison les bras chargés de mille présents. Car s’il est un loisir original et bon marché, c’est bien celui des promenades en forêt. Outre le bol d’air pur apporté par ces sorties, le foisonnement de biodiversité et la multitude de trésors offerts par la forêt sont autant de bonnes raisons d’y retourner !

À l’automne, la cueillette de mûres sauvages le long des sentiers permet la réalisation de délicieuses confitures « maison ». Pour une bonne confiture, faites mijoter les fruits avec leur équivalent (en poids) de sucre. Les châtaignes, que l’on fera griller, seront le prétexte à de belles fins d’après-midi auprès du feu. Attention aux mains, vous les ramasserez gantés, en n’oubliant pas que les plus grosses ne sont pas les meilleures ! Elles doivent être pleines, c’est-à-dire lourdes au toucher, brillantes et ne pas donner l'impression d'être desséchées : la coque ne doit pas être décollée du fruit et doit être exempte de trous, assurant l'absence de vers. Petite astuce : trempez vos châtaignes dans l’eau, jetez celles qui surnagent et qui sont creuses ! La châtaigne est un fruit frais très fragile, il ne faut surtout pas la laisser à la chaleur. Elle peut se conserver durant 7 à 8 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur et même se congeler (si vous en avez trop). La récolte de champignons variés, en toute saison, sera l’occasion de réviser ses classiques ! Cèpe de Bordeaux ou bolet bleu, girolle, trompette des morts (bien meilleures que leur nom ne l’indique), pied de mouton ou pied bleu, fistuline hépatique et amanite des Césars... Tous sont comestibles… au moins une fois ! Pour être certains que ce ne sera pas la dernière, armez-vous d’un guide de détermination et à vous les espèces méconnues. Une foule d’espèces ne demandent, bien souvent, qu’à être reconnues pour être dégustées.

Le ramassage de ces produits naturels, dons de la nature, ne doit cependant pas faire oublier le respect que l’on doit à la forêt et à ses habitants. Rester autant que possible sur les sentiers, ne pas arracher la végétation (prélever délicatement les champignons pour ne pas en altérer le mycélium resté en terre par exemple) et ne pas botter dans les espèces dites « toxiques » mais qui bien souvent ne sont que « pas identifiées ». Alors,
ouvrez l’œil ! Vous allez vous régaler !


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Le bois, c'est écologique !

Après l’ère du plastique (fantastique !), voici revenue l’ère du bois. Si nos grands-parents plébiscitaient les matériaux naturels, le bois a été peu à peu remplacé par le plastique que l’on trouvait plus hygiénique, plus pratique, mois cher et façonnable rapidement (© made in China). Mais cette matière magique a d’autres « qualités », comme celle de vieillir mal, de ne pouvoir être restauré, d’envahir les décharges publiques et d’être au cœur de polémiques de santé publique (bisphénol A en tête). Ainsi, que ce soit pour les jouets des enfants, les planches à découper, les meubles, les fenêtres et même pour la maison entière, le choix du bois mérite d’être considéré.

L’exploitation du bois forestier permet de réduire la présence de gaz à effet de serre. Utilisé dans la construction, le bois permet de fixer le CO2 définitivement. Gérée correctement, la forêt est renouvelable à l’infini. En France, elle couvre un quart de la surface du territoire, avec une progression de 30 000 nouveaux hectares chaque année. À quantité équivalente, la production de bois consomme 4 fois moins d’énergie que la fabrication du béton et 60 fois moins que celle de l’acier. Le bois est un matériau biodégradable, facilement recyclable, et la chaleur dégagée lorsqu’on l’incinère génère une grande quantité d’énergie exploitable. Transformer le bois est donc économique et écologique.

Et puis, le bois présente un large éventail de déclinaisons : brut ou naturel, ciré, lazuré ou encore peint (avec des produits labellisés bien entendu) pour l’intérieur, il peut également être traité pour l’extérieur afin d’améliorer sa résistance aux champignons et aux insectes, et augmenter sa durée de vie. Mais attention au choix des bois traités : beaucoup contiennent des produits nocifs pour l’environnement, notamment des métaux. L’oléothermie est un traitement alternatif prometteur. Le bois est chauffé à moins de 160°C pour évaporer l’eau puis imprégné d’huile végétale (lin, huile essentielle, etc.) et d’adjuvants naturels. Le bois rétifié est, quant à lui, une alternative écologique aux bois tropicaux. La rétification consiste à chauffer progressivement le bois, sous atmosphère inerte jusqu’à une température seuil à partir de laquelle se produit un réarrangement des molécules pour obtenir un bois plus résistant et plus stable. Certes un peu plus cher que le même bois non traité mais, à utilisation équivalente, moins cher qu’un bois tropical et à l’impact écologique beaucoup moins important.

Qu’il soit d’ici ou des tropiques, si le bois acheté est labellisé, c’est encore mieux ! Il existe de nombreux labels relatifs à la filière bois. Deux d'entre eux remportent les suffrages : le label FSC (Forest Stewardship Council) et le label PEFC (Pan European Forest Certification) - Programme Européen des Forêts Certifiées. Ils garantissent que le bois est issu de forêts qui sont gérées durablement en fonction de règles définies précisément région par région. Alors, privilégier le bois quand c’est possible, c’est bien. Et si en plus il est du coin et labellisé, c’est encore mieux ! Allez, encore un petit coup de cire et ce sera comme neuf !


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Pour vos déplacements, bougez écolo

Bien qu’indispensables, les transports engendrent dégradation et pollution de l’environnement ainsi que l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables. Émission de gaz (particules fines, plomb, oxydes d’azote et de souffre, composés organiques volatiles), aux effets néfastes pour l’environnement, la santé et le climat (gaz à effet de serre), nuisances sonores et occupation des sols sont des préoccupations grandissantes. Depuis 1900, les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté de 50 % provoquant un réchauffement de la planète de 0,6° C. Le secteur des transports représente 25 % de la consommation mondiale d’énergie commerciale et utilise la moitié du pétrole produit dans le monde.

Alors, pour ne pas contribuer à cette hérésie, lors de vos déplacements quotidiens, privilégiez les transports en commun, le vélo, le roller, la trottinette ou la marche à pied, surtout pour les courts trajets en ville. En plus d’être bons pour la santé, ces moyens de déplacements sportifs nous font gagner le temps des embouteillages et des recherches de stationnement (parfois 50 % du temps de transport !). Pour les accrocs à la voiture (et pour ceux qui n’ont pas le choix), démarrer en douceur permet d’éviter la surconsommation coûteuse et les rejets polluants trop importants. Conduire tout en souplesse, représente également plus de 40 % d’économie d’essence et de rejets d’émissions polluantes. Bien entendu, respecter les limitations de vitesse, réduit aussi la pollution. Pensez également à faire contrôler régulièrement votre véhicule (filtre à air et le pot d’échappement), une voiture bien réglée représente 20 % de pollution en moins et 10 % de carburant économisé.

Pour continuer à faire des économies, proposez à vos voisins ou à vos collègues de « covoiturer ». Au-delà de la diminution de la pollution, le covoiturage divise les frais de déplacements tout en favorisant les rencontres. On sait que d’ici 2050, pour limiter l’impact humain sur le climat, tous les hommes devront se limiter à 500 kg d’équivalent de CO2 par an pour leur déplacement, soit un aller-retour Paris-New York ou 10 000 km en voiture. Le défi actuel est donc bien de faire évoluer les pratiques de chaque citoyen vers des modes de déplacements plus respectueux de l’environnement.


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Transmettre aux générations futures

S’il est un geste qui peut se démultiplier et dont l’effet peut dépasser les papillons, c’est bien celui de la transmission. Avec l’arrivée de leur premier enfant, de nombreux jeunes parents se rendent compte de la fragilité de la planète et de la nécessité de garder en bonne santé la Terre sur laquelle leur nouveau-né va évoluer. Cette prise de conscience, dictée par le souhait de protéger ce que l’on a de plus cher, donne l’opportunité à tous ceux qui œuvrent pour la protection de la nature de faire passer les messages pour la préserver.

Alors, si les médias sont multiples pour se renseigner sur les gestes à suivre, si de nombreuses structures travaillent à la connaissance du bienfait des changements de comportement, il n’en reste pas moins que la prise de conscience ne peut être qu’individuelle. Cette démarche personnelle est un élan du cœur, qui, pour être porteur et avoir un devenir, se doit d’être partagé.

Une fois l’intime conviction de la nécessité de changement acquise (le pourquoi est facile à comprendre, il suffit ensuite de passer aux actes), la première étape est la recherche d’informations pour arriver à ses fins (aujourd’hui de nombreuses sources existent, c’est le bon côté de la mode écolo !), mais le partage peut contribuer à l’épanouissement de ses idées ! Le « bouche à oreilles » et la discussion entre amis de l’expérience acquise sont les moyens les plus courus pour diffuser de manière efficace son savoir, transmettre son message et son plaisir de redécouvrir la nature sous un autre aspect.

Quelque soit le déclencheur, « chanter la Terre », peut se faire à n’importe quel instant, il n’est jamais trop tard. Ne doutons pas que chaque petite contribution puisse faire évoluer le monde. Les milliards de gouttes d’eau font bien les océans. Et comme le colibri… faire sa part et le partager, permet de soulever des montagnes. Patience néanmoins, si faire son premier pas peut sembler facile, convaincre ses proches peut être plus long.
Mais tout arrive !